Une Aventure de Bronze et de Fer
Un film de Jacques Tournebize
Un film de 75 minutes produit par Préhistoire du Sud-Ouest et par le Centre du Pech Merle
Pour voir le film : aller en bas de page
Cette aventure de bronze et de fer, proposée par Philippe Andrieux, fut accompagnée par Emmanuel Boitet, Clémentine Brandeis, Laurent Clavel, Bertrand Defois, Claudine Dousson, Yannick Dubreuil, Elsa Lacaze, Edmée Ladier, Anne Marchand, Maurice Marchand, Paul Mousset, François Moser, Emmanuelle Régagnon, Bernard Sainte Marie, Françoise Tournebize, Jacques Tournebize.
Résumé du film
Au cours de l’année 2025, Philippe Andrieux, archéologue expérimentateur spécialisé dans la métallurgie, dirige pendant plusieurs mois une équipe de passionnés bénévoles.
Ils procéderont à la préparation, la construction et la mise en service d’un atelier de réduction de minerai de fer et de fonte de bronze.
Ils iront de l’acquisition des matériaux nécessaires jusqu’à l’obtention des produits finis, en passant par la fabrication des fours et des creusets.
Le film retrace cette expérience et focalise aussi sur ces apprentis expérimentateurs, parfois inquiets, jamais désespérés.
Une quinzaine d’apprentis, et deux acteurs
Philippe Andrieux
Il est le « Bon Maître d’École » du film.
Un discours posé et passionné.
Un commentaire à la fois pédagogique et scientifiquement solide,
Et parfois quelques élans presque poétiques.
Une expérience sérieuse :
– Creusets, tuyères et fours sont faits à base d’argile, à partir de matières et en des formes identifiées dans l’Antiquité.
– Il en est de même pour les formes des soufflets.
– Les températures sont suivies, presque en continu.
– Chaque choix et chaque geste, sont expliqués, confrontant les découvertes archéologiques, les schémas théoriques, et les échecs expérimentaux antérieurs.
Mais pas puriste pour autant :
– Pas besoin de se déguiser en fondeur romain ou protohistorique.
– On utilise une allumette pour démarrer le feu.
– Les membranes des soufflets sont en skaï et pas en cuir.
– Les outils métalliques pour manipuler les pièces ardentes sont des pinces et piques modernes.
– Le charbon de bois n’est pas fait maison, mais acheté au supermarché.
– L’argile et la paille sont mouillés avec un tuyau d’arrosage.
On vérifie aussi la température des fours à l’aide de sondes thermiques
L’homme de l’art.
Ancienne photo de P. Andrieux expérimentant un bas-fourneau de sa conception.
Jacques Tournebize
Le four de fonte pour le bronze.
Une aventure de sueur et de feu.
Oui : le film est une bonne surprise.
On pouvait avoir des craintes. Des centaines d’heures de prises de vues à priori très répétitives. Un sujet factuel qui aurait pu se résumer à 5 à 10 minutes d’images animées. Et pourtant on arrive à tenir à peu près le public durant 75 minutes.
Une aventure présentée au fil du temps qui s’écoule. Dans le film, P. Andrieux parle du temps long : donner le temps au temps, laisser sécher les bâtis et artefacts, des semaines parfois, laisser les fours monter en température, des heures durant. Mais on trouve aussi les contraintes du temps court, comme la tension de ces seules quelques secondes durant lesquelles le métal en fusion peut, et donc doit, passer du creuset dans le moule.
Un film centré sur les matières (l’argile, la braise, le métal qui coule, …) bien plus que sur les produits finis.
Un regard porté sur l’effort, la ténacité, parfois la souffrance des intervenants – bien plus que sur les personnages qui ne sont guère individualisés.
Pas de musique de fond. L’espace sonore est occupé par les bruits du feu et le souffle de l’air dans les tuyères. Les palabres des intervenants complètent ce bruit de fond. La parole de P. Andrieux en est extraite, complétée le cas échéant par une unique voix off.
Le bas-fourneau pour le fer.
Une aventure de sueur et de feu autant que de bronze et de fer.
Formé au cinéma à l’université Paris VIII, Jacques Tournebize est derrière l’objectif depuis plus de 40 ans.
Au siècle dernier, il tourne et monte sept contes audiovisuels à destination du jeune public avec lesquels il sillonne la France au rythme parfois de 150 séances par an.
Il multiplie les expériences professionnelles : bandes son et DVD de spectacles, présentations de saisons culturelles, créations de systèmes vidéo pour musées et expositions.
Il anime des ateliers cinéma dans des collèges et lycées lotois et aveyronnais. Plusieurs des court-métrages réalisés avec ses élèves sont primés.
À ce jour, il est l’auteur d’une dizaine de documentaires historiques et patrimoniaux dont « Pech Merle : un siècle d’histoire », réalisé en 2022.
Pour l’instant, le film est en libre accès.
Un code d’accès vous sera demandé.
METAL26
Rédaction Y. Le Guillou
L’association « Préhistoire du Sud-Ouest » est entièrement indépendante de la Mairie de Cabrerets. Nous remercions la commune, ses élus, et la direction du centre du Pech Merle de leur soutien sans faille.